Screening sex: Une histoire de la sexualité sur les écrans américains

À partir des années 1960, le cinéma américain commence à sortir de sa « longue adolescence » : Elizabeth Taylor prononce des mots jusqu’alors interdits, Dustin Hoffman perd sa virginité dans les bras de Mrs. Robinson, Jon Voight fait le gigolo dans les rues de New York. À Hollywood, la sexualité fait enfin son apparition comme sujet et comme question de mise en scène. Comment représenter les rapports charnels ? Comment les intégrer à la narration et à la vie émotionnelle des personnages ? Quelle expérience le spectateur fait-il de telles scènes ? Dans l’art du dévoilement et de l’occultation, au cœur de la mise à l’écran du sexe, une véritable politique de la représentation des corps est en jeu. Films étrangers, cinéma d’exploitation ou d’avant-garde, films populaires ou d’auteur, cyberpornographie, Linda Williams explore de vastes territoires afin de comprendre la dynamique historique et culturelle par laquelle la sexualité, d’obscène, est devenue « en/scène ».
Linda Williams est professeur d’études cinématographiques et de rhétorique à l’université de Berkeley, en Californie. Son ouvrage de référence, Hard Core: Power, Pleasure and the “Frenzy of the Visible” est le premier à avoir théorisé le cinéma pornographique. Elle est également l’auteur de Playing the Race Card: Melodramas of Black and White from Uncle Tom to O. J. Simpson, une histoire culturelle des rapports entre Blancs et Noirs aux États-Unis.

Trafic N° 56 (Hiver 2005)

Sylvie Pierre, Ford et les Pharisiens
Jacques Rancière, Les pieds du héros
Raymond Bellour, Made in USA
Jean-Baptiste Thoret, D'où tu viendras je serai
Louis Skorecki, Douze Ford
Gilberto Perez, Dire 'ain't' et jouer 'Dixie'
Gilles Mouëllic, L'Atalante de Ford
Leslie Kaplan, Les grandes jambes de la démocratie
Jean-Louis Comolli, Les raisons de la colère
Shiguéhiko Hasumi, Privilège des victimes
Jonathan Rosenbaum, Les reliques branlantes d'une cause perdue
Pierre Gras, Biopics
Jean-Marie Samocki, Politique de la mélancolie
Gertrud Koch – Hauke Brunkhorst, The Man Who Shot Liberty Valance
Pierre Léon, Le paradis est au choix
John Ford, Mon souhait pour l'avenir : des programmes thématiques

A mes amours (Littérature Française)

À la façon – pourtant inimitable – de Françoise Sagan dans Avec mon meilleur souvenir, Jean-Pierre Cassel nous raconte sa vie par les autres. Et nous offre une formidable galerie de portraits, principalement des grands metteurs en scène de cinéma et de théâtre : Jean Renoir, Abel Gance, René Clair, Luis Buñuel, Jean Vilar, Marcel Achard, Marcel Bluwal, Claude Chabrol, Jean-Pierre Melville, Joseph Losey… et tant d’autres avec lesquels il a travaillé. Portraits parfois surprenants, qui dévoilent un aspect inattendu de ces personnalités hors du commun. Des hommes et des femmes qui l’ont fasciné ou déçu, dont il parle avec amitié ou respect. Sans nostalgie, avec légèreté et finesse, il évoque les premières rencontres, les fous rires et les tensions, les enthousiasmes et les malentendus, les conflits et les grands bonheurs des tournages et des répétitions. Le livre débute par un portrait de Fred Astaire, dont Jean-Pierre Cassel célèbre l’insolence et la grâce, car il y a chez cet acteur pudique et discret un vrai plaisir de nous faire partager ses admirations. Deux grandes artistes illuminent ces pages, Lauren Bacall et Maria Callas, resplendissantes et majestueuses.