Bernard Blier

" Enfin une bio sur Blier ! Et pas du petit bois au rabais ! " Le Point

Bernard Blier, c'est une voix, des répliques cultes, une " gueule " qui appartiennent à notre mémoire collective. En 180 films et plus de 30 pièces, sa carrière déroule l'un des plus beaux génériques du cinéma français, de Quai des Orfèvres à Buffet froid en passant par les irrésistibles Tontons flingueurs.
Avec cette biographie menée comme une enquête – la seule complète consacrée à ce comédien toujours aussi populaire 25 ans après sa mort, en 1989 – Jean-Philippe Guerand, journaliste et spécialiste de cinéma, nous entraîne à la rencontre d'une personnalité hors du commun. Blagueur impénitent au caractère intransigeant et parfois injuste, capable de colères homériques mais aussi tendre et généreux, amoureux de la bonne chère autant que de la montagne et des livres, ce fou de comédie formé à l'école Jouvet (il était son élève préféré au Conservatoire) plaçait l'amitié plus haut que tout avec ses compères François Périer, Gérard Philipe, Jean Gabin, Jean Carmet…
En leur compagnie et celle de ses proches (notamment son fils, le cinéaste Bertrand Blier), on approche la vérité d'un homme qui a vécu comme il jouait : sans jamais se prendre au sérieux, avec pour maxime cette sage devise signée Michel Audiard, l'indéfectible complice de ses meilleurs dialogues : " J'parle pas aux cons, ça les instruit ".
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Comment peut-on anticiper le réel?

Comment est-ce possible d'écrire un film documentaire ? Alors qu'un réalisateur de fiction " invente " la réalité dont il fera la matière de son film, comment un documentariste peut-il décrire à l'avance un réel qui n'est pas encore advenu et qui, de ce fait, demeure imprévisible voire indéterminé ? Suivi du scénario de Claudine Boris Monsieur contre Madame.

Eisenstein (ned) (Littérature Française)

Le Cuirassé Potemkine est reconnu comme un des plus grands classiques du cinéma mondial. Nous avons, tous, vu d'autres films d'Eisenstein : Grève, La ligne générale, Alexandre Nevski, Ivan le Terible, Octobre. Nous savons qu'Eisenstein a créé le cinéma révolutionnaire mais nous n'avons qu'une connaissance superficielle du créateur lui-même. Dominique Fernandez n'a pas écrit une biographie ordinaire. Il s'est attaché à découvrir les liens profonds qui existent entre la vie et l'oevre du grand cinéaste. « L'oeuvre d'Eisenstein, dit-il, est une autobiographie ininterrompue mais sous la forme d'une transposition grandiose qui est le contraire de l'aveu ». C'est à partir des films qu'il a reconstitué ce qui pouvait bien être arrivé à leur auteur : la psychologie de la création est étudiée à travers les oeuvres, grâce aux oeuvres, selon une méthode dont tout le monde sait qu'elle a renouvelé la critique littéraire et la critique d'art, mais qui n'avait jamais été appliquée au cinéma. Dominique Fernandez se livre à une analyse formelle très poussée des six films d'Eisenstein. Il souligne notamment, ce qu'exprime le « montage » pour le cinéaste. A travers cette étude, il révèle les obsessions profondes Eisenstein : enfant mis en pièces par l'éclatement de la cellule familiale, citoyen soviétique aux prises avec la tentation homosexuelle, personnage pathétique qui n'a jamais réussi à vivre et qui, pendant de longues années, n'arrivait ni à vivre ni à créer. Cet ouvrage – à nouveau disponible, dans une version mise à jour par l'auteur, passionnera tous ceux qui aiment les films d'Eisenstein mais il se lit aussi comme un roman, le plus tragique qui soit. C'est enfin une admirable méditation sur la création, sur la quête et la fuite de soi à travers une oeuvre, sur les rapports mystérieux qui unissent l'échec personnel et le génie créateur.