Le Cinéma de John Huston: Entre l’épique et l’intime 

Le Faucon maltais, African Queen, Moby Dick, The Misfits, Fat City, L’Homme qui voulut être roi… Les films de John Huston sont dans toutes les mémoires. Mais qui saurait réellement définir le cinéma de Huston sans tomber dans les idées reçues, sans se laisser emprisonner par ce qui a été dit et écrit sur le réalisateur ? Qui saurait dresser le portrait de l’homme derrière la caméra sans se laisser submerger par les fausses rumeurs, par les assertions hâtives qui ont été acceptées comme vérités indéniables ? Le temps semble venu de reconsidérer la filmographie déroutante de John Huston, à la confluence du cinéma épique américain et d’un intimisme plus européen. Une œuvre singulière qui préfère les héros cabossés, blessés et à vif, solitaires, fatigués et laissés pour compte.

Merci pour ce moment

Un jour, un amour violent a incendié ma vie. Il avait quatre enfants. J’en avais trois. Nous avons décidé de vivre ensemble.
Mais la politique est une passion dévorante. Parti de très loin, François Hollande a été élu président de la République. J’ai été
aspirée dans son sillage.
Le pouvoir est une épreuve pour celui qui l’exerce, mais aussi pour les siens. À l’Élysée, je me sentais souvent illégitime. La
petite fille de la ZUP en première dame : il y avait quelque chose qui clochait.
J’ai appris l’infidélité du Président par la presse, comme chacun.
Les photos ont fait le tour du monde alors que j’étais à l’hôpital, sous tranquillisants. Et l’homme que j’aimais a rompu avec moi
par un communiqué de dix-huit mots qu’il a dicté lui-même à l’AFP, comme s’il traitait une affaire d’État.
Tout ce que j’écris dans ce livre est vrai. Journaliste, je me sentais parfois à l’Élysée comme en reportage. Et j’ai trop souffert du
mensonge pour en commettre à mon tour.

Laisser flotter les rubans

Victor Lanoux face à la maladie.

À l'automne 2007, à Lyon, Victor Lanoux, souffrant d'un problème cardiaque, se voit contraint d'arrêter un tournage. Sept heures sur la table d'opération et, au réveil, l'acteur se retrouve paraplégique. Avec une volonté hors du commun, il décide de se battre. C'est d'abord son orteil droit qui bouge. La lutte se poursuit à Garches, jour après jour, pendant des mois, et finalement Victor Lanoux gagne la partie. Il a aujourd'hui complètement retrouvé l'usage de ses jambes et a même repris le tournage de Louis la Brocante.
C'est donc sa lutte de chaque seconde, entouré des siens, et sa renaissance, qu'il nous raconte ici, agrémentée de flash-back savoureux sur sa carrière et sa vie, une vie encore plus précieuse qu'avant.
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