L’Entre-Images 2: Mots, Images

L'Entre-Images, Photo, Cinéma, Vidéo (Éditions de la Différence, 1990) rassemblait des essais échelonnés entre 1981 et 1990. L'Entre-Images 2, Mots, Images rassemble des essais publiés entre 1988 et 1999. D'un livre à l'autre, le champ et l'insistance sont les mêmes – le changement de sous-titre suggérant, avec un infléchissement de perspective, la montée en puissance de l'ordinateur. Depuis l'apparition avec l'humain de deux niveaux de signes incompatibles, les mots et les images, il est la première machine susceptible de les traiter et de les transformer ensemble. Il y a désormais, de plus en plus, des images. Des passages entre les images. Parce que tout passe à la télévision et dans l'ordinateur. Parce que la vidéo et l'image digitale ont pu former, transformer toutes les images – c'est le destin des 'nouvelles images'. Entre photo, cinéma, vidéo, infographie, l'entre-images est un lieu de passages. Le lieu où passent aujourd'hui les images. Entre immobilité et mouvement, figuration et défiguration. Et aussi, entre peinture et littérature ou langage. Entre ces images, ces passages, il faut choisir : les images, les œuvres, par quoi faire exister encore un monde et un art.

La belle histoire de Sébastien

Itinéraire d'un enfant de la télé
1962. Mehdi, six ans, devient l'inoubliable petit héros de Belle et Sébastien, la série créée par sa mère, l'auteure-actrice-réalisatrice Cécile Aubry. Aujourd'hui, l'ex-enfant chérie des Français nous révèle l'histoire de ce rôle, qui a marqué sa vie de façon déterminante.
En effet, Mehdi garde de ces années d'enfant-star des souvenirs ambigus. Une hérédité prestigieuse : son père est le fils du pacha de Marrakech, mais il est absent. Une mère qui rêve pour lui de gloire… mais Mehdi refuse d'être une vedette ! Il boude la célébrité, parce qu'elle le coupe du monde des " autres " et de la vraie vie, fût-elle plus rude que la sienne.
Alors, à dix-sept ans, il quitte sa cage dorée pour les terres sans sunlights du Cantal.
Cette retraite de fin d'adolescence lui permettra de tracer son chemin entre ombre et lumière, dans tous les corps de métier du théâtre et du cinéma : l'important pour lui, c'est la liberté.

La Maison cinéma et le monde (Tome 4) – Le moment trafic 1991-1992

Avec ce quatrième et dernier volume de La Maison cinéma et le monde s'achève la publication des écrits de Serge Daney jusqu'ici dispersés dans divers journaux ou revues, catalogues ou programmes souvent introuvables aujourd'hui. Après le temps des Cahiers et les années Libé, voici venu, trop bref mais si intense, le moment Trafic, du nom de la revue qu'il fonde avec quelques amis (Raymond Bellour, Jean-Claude Biette, Sylvie Pierre et Patrice Rollet) en décembre 1991, alors qu'il se sait déjà condamné par la maladie (le sida). Il ne pourra en concevoir que les trois premiers numéros avant sa mort annoncée, le 12 juin 1992.

C'est le moment où, pressé par le compte à rebours de sa propre vie, Serge Daney porte à incandescence son rapport au cinéma et rédige certains de ses plus beaux textes, avec une ambition affichée d'écrivain et dans le cadre d'une revue dont il a voulu le moindre détail, de l'absence revendiquée d'éditorial à la méfiance envers les rubriques habituelles de la critique, en passant par le refus
de l'illustration pour l'illustration. L'écriture seule a charge d'y décrire le mouvement des films et de nous apprendre comment vivre avec les images.
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