L’Entre-Images 2: Mots, Images

L'Entre-Images, Photo, Cinéma, Vidéo (Éditions de la Différence, 1990) rassemblait des essais échelonnés entre 1981 et 1990. L'Entre-Images 2, Mots, Images rassemble des essais publiés entre 1988 et 1999. D'un livre à l'autre, le champ et l'insistance sont les mêmes – le changement de sous-titre suggérant, avec un infléchissement de perspective, la montée en puissance de l'ordinateur. Depuis l'apparition avec l'humain de deux niveaux de signes incompatibles, les mots et les images, il est la première machine susceptible de les traiter et de les transformer ensemble. Il y a désormais, de plus en plus, des images. Des passages entre les images. Parce que tout passe à la télévision et dans l'ordinateur. Parce que la vidéo et l'image digitale ont pu former, transformer toutes les images – c'est le destin des 'nouvelles images'. Entre photo, cinéma, vidéo, infographie, l'entre-images est un lieu de passages. Le lieu où passent aujourd'hui les images. Entre immobilité et mouvement, figuration et défiguration. Et aussi, entre peinture et littérature ou langage. Entre ces images, ces passages, il faut choisir : les images, les œuvres, par quoi faire exister encore un monde et un art.

Sur la vie de mon père…

" Quand mon père est mort, je n'étais pas là. Cette vie-là s'est arrêtée loin de moi, et ma mémoire a été engloutie. Le temps m'a manqué, le temps me manque toujours, je n'ai pas pu poser toutes les questions. Qui était-il, cet homme qui fut si absent, si présent dans ma vie ? Qui est-il, cet étranger si proche qui m'accompagne, nuit après nuit, jour après jour, dans mon voyage intime ? "

Dans ce texte éblouissant, bouleversant d'émotions contenues, Gérard Darmon recrée, à partir de souvenirs épars, des confidences parcimonieuses de ce père mutique et des archives qu'il a retrouvées, le destin incroyable de celui qu'on appelait " Trompe-la-mort ", et auquel il a voué un amour infini.

Un jour, je suis morte

« Un jour, je suis morte. J'ai eu du mal à m'en remettre. Je ne m'en remets pas, en vérité. »Après Biographie d'un sexe ordinaire et Les Mots des hommes, Macha Méril dévoile ici sa part d'ombre avec une profonde et émouvante lucidité.