Eisenstein (ned) (Littérature Française)

Le Cuirassé Potemkine est reconnu comme un des plus grands classiques du cinéma mondial. Nous avons, tous, vu d'autres films d'Eisenstein : Grève, La ligne générale, Alexandre Nevski, Ivan le Terible, Octobre. Nous savons qu'Eisenstein a créé le cinéma révolutionnaire mais nous n'avons qu'une connaissance superficielle du créateur lui-même. Dominique Fernandez n'a pas écrit une biographie ordinaire. Il s'est attaché à découvrir les liens profonds qui existent entre la vie et l'oevre du grand cinéaste. « L'oeuvre d'Eisenstein, dit-il, est une autobiographie ininterrompue mais sous la forme d'une transposition grandiose qui est le contraire de l'aveu ». C'est à partir des films qu'il a reconstitué ce qui pouvait bien être arrivé à leur auteur : la psychologie de la création est étudiée à travers les oeuvres, grâce aux oeuvres, selon une méthode dont tout le monde sait qu'elle a renouvelé la critique littéraire et la critique d'art, mais qui n'avait jamais été appliquée au cinéma. Dominique Fernandez se livre à une analyse formelle très poussée des six films d'Eisenstein. Il souligne notamment, ce qu'exprime le « montage » pour le cinéaste. A travers cette étude, il révèle les obsessions profondes Eisenstein : enfant mis en pièces par l'éclatement de la cellule familiale, citoyen soviétique aux prises avec la tentation homosexuelle, personnage pathétique qui n'a jamais réussi à vivre et qui, pendant de longues années, n'arrivait ni à vivre ni à créer. Cet ouvrage – à nouveau disponible, dans une version mise à jour par l'auteur, passionnera tous ceux qui aiment les films d'Eisenstein mais il se lit aussi comme un roman, le plus tragique qui soit. C'est enfin une admirable méditation sur la création, sur la quête et la fuite de soi à travers une oeuvre, sur les rapports mystérieux qui unissent l'échec personnel et le génie créateur.

Louis de Funès, l’intégrale

Louis de Funès fut l'un des génies comiques français, voire mondiaux, du siècle dernier, un clown magnifique, quasiment sans égal dans le registre qui fut le sien. Mieux que quiconque, il savait faire rire ! Au travers des cent cinquante films dans lesquels il apparaît en trente ans de carrière, même dans la plus infime de ses figurations, Louis de Funès incarne la France, celle des Trente Glorieuses, celle d'un pays qui, de la fin de la Seconde Guerre mondiale aux incertitudes du choc pétrolier, entrait dans la modernité. Ni vu… ni connu, La Grande Vadrouille, Le Corniaud, Rabbi Jacob, Le Gendarme de Saint-Tropez, Oscar, Fantômas, Le Petit Baigneur, La Folie des grandeurs, L'Aile ou la Cuisse, Pouic-Pouic… tous ces succès occupent une place particulière dans nos mémoires, celle des " soirées détente " où l'on pouvait oublier le temps d'un film les réalités du quotidien. Partons à la découverte de l'univers de cet acteur hors norme : sa filmographie complète, ses rôles, ses partenaires, sa famille, ce qu'il fut et ce qu'il incarna, sous la forme particulière d'un dictionnaire. Car Louis de Funès valait bien qu'un jour on lui consacrât un dictionnaire.